Rongeur: le cochon d'inde -

L'anatomie général du cochon d'inde

 

 

logo de pattes en plumes

L'anatomie du cobaye. Quelques notions clefs !

1) Infrastructure osseuse du petit animal. 

Sur sa totalité du corps le cochon d'Inde possède 258 os. En détaillant un peu plus, on peut s'apercevoir que le crâne de ce petit animal est constitué de 22 os qui ont fusionné entre eux ou bien encore que son dos "colonne vertébrale" compte 34 vertèbres imbriquées. Sur le reste du corps, on retrouve les quantités suivantes:

  • Nuque :7 cervicales
  • Cage thoracique :26 côtes
  • Bassin:  6 lombaires
  • Queue: 7 caudales.

Pour les membres antérieurs (pattes avant) ont compte  43 os par petites pattes avant et pour les membres antérieurs (pattes arrière) on dénombre 46 os chacune.

Pour les pattes avant on retrouve à l'extrémité 4 doigts et pour les pattes arrière 3 doigts. Et comme en France on aime bien les exceptions chez le "Cuy" qui est une autre espèce de cobaye dite "Géante" on peut parfois avoir des cas où un individu possède plusieurs doigts "en trop". On parle de polydactylie.

Dans la région du pelvis, on trouve une articulation  qui relie les os du pubis( fait en deux parties),la symphyse pubienne.
Ce disque est constitué de cartilage,  on dit que c'est un "disque cartilagineux". Se situant entre les os iliaques. La particularité chez la femelle cobaye est que ce disque reste flexible jusqu'à 7 mois voire 9 mois.


Alors attention: pour éviter toute complication, si vous souhaitez que votre femelle ait des petits bébés, il faut le faire avant les 9 mois. Car après ces neuf mois, ce disque se durcie et peut entraîner des hémorragie lors de la mise à bas.

 

2) La dentition : Les dents des cobaye

Le cobaye comme tous les caviidés possède des dents sans racines pour un total de 20 dents (canal radiculaire ouvert), ceci permet aux dents d'avoir une croissance permanente.

Les deux incisives inférieures sont plus longues que les incisives supérieures. Tout comme leurs cousins les hamsters on retrouve ce petit espace entre les incisives et les prémolaires (le diastème).Pour ajouter une pointe de détail les molaires de ce petit animal poussent entre 1.2 voir 1.5 mm par semaine. Cette croissance continue peut engendrer une malocclusion dentaire (maladie souvent fatale). C'est pourquoi " Les propriétaires de cobaye doivent vite ce familiariser avec se phénomène".

   

3) Le système digestif et la digestion.

   a) Le système digestif

Ce petit animal est 100% herbivore, ce qui veut dire que le cobaye doit exclusivement manger de la nourriture/ aliment végétal.
Son système digestif n'est capable de gérer que la cellulose. On retrouve ce nutriment (glucide) dans les fibres végétales.
Elle est la parois des cellules des plantes.
Seul les animaux 100 % herbivores sont capable de digérer ce nutriment. Dans leur estomac on retrouve des bactéries appelées " flore digestive", elles servent à convertir / casser la cellulose pour en extraire les glucides.
Pour réussir à digérer le tout, le cochon d'inde doit attendre 24 heures, le temps que l'aliment ait fait 2,25 m de distance en lui (longueur totale de l'intestin du cobaye).Cependant le système digestif du gouri ressemble à celui d'une vache. Il possède un "cæum" qui est une zone de fermentation qui occupe environs 60 % de l'abdomen. 

  b) Le résultat de la digestion: 

La spécialité du cochon d’Inde, ce petit animal produit deux sortes de crottes :

  1. La première digestion rejette des cæcotrophes.
    Les cæcotrophes est le résultat de la fermentation des aliments fibres dans le cæum. Cet excrément est très riche en vitamines K et B qui n'ont pas été digérées sur le premier passage et contient de l'eau. Ce qui en fait l'une des premières ressources alimentaires du cochon d'Inde. Votre cochon d'inde pourra en produire plus de 150 par jours

  2. La seconde digestion produit les excréments connus de tous constitués de fibres non digérées longilignes et sèches.

Bon à savoir : Les muscles intestinaux du cobaye sont très peu développés.

Ce petit rongeur doit consommer de la nourriture continuellement. Car du fait qu'il ne possède pas vraiment de muscle autour des intestins, la digestion est difficile. La nourriture s'acheminera lentement et doucement pour un mouvement de poussé arrière, des aliments plus durs qui écraseront les aliments digérés, ce qui assurera la continuité du mouvement de son intestin.
Si le cobaye n'a pas suffisamment de nourriture dans sa journée son intestin s’arrêtera et l'animal rentrera dans une stase digestive. Ce qui peut nuire à la santé de votre cochon d'inde.

Autre singularité:  Le cochon d'inde ne peut pas régurgiter. 

4) Cobaye Mâle ou Cobaye femelle ?

Reconnaître un mâle d'une femelle n'est vraiment pas compliqué. Le sexage du cobaye se fait par une méthode simple, celle du Y.
L'appareil de reproduction de la femelle ressemble à un Y et celui du mâle à un Y avec un point au dessus.  

Ne vous méprenez pas les mâles possèdent aussi des tétons. Ce fait ne sert en aucun cas pour sexer un cobaye!

5) Le système reproductif du cochon d'inde.

Chez le mâle cobaye, le pénis se trouve juste au-dessous de l’anus et est protégé par le prépuce, avec certains autres rongeurs ou carnivores. 
Le cochon d'inde est l'un des rares mammifères à avoir un os pénien. Celui-ci mesure 1 cm dans la plupart des cas. Ses testicules sont généralement grosses. Mais une fois à l’intérieur du scrotum on aperçoit qu'elles ont entourées d'une épaisse couche de graisse qui sert à amortir les chocs. 

Chez la femelle cobaye, les ovaires sont bel et bien situées à l’intérieur de l’abdomen. Son utérus se compose de deux parties tubulaires appelées :

  •  Les cornes utérines, là où le vagin est recouvert par l’hymen qui est une fine membrane qui protège l'utérus des agressions extérieures. Il ne s’ouvre que pendant l’accouplement ou la mise au monde.

6) Le premier sens :  La vision chez les herbivores rongeurs

Dans la plupart des cas, les herbivore sont  des proies faciles. 
Le cochon d’Inde, ne déroge pas à cette règle, ses yeux sont placés sur les côtés de la tête. Cela lui permet de profiter d’un champs de vision élargie,(pov ou vision de 340 degrés). 
Sa vision très sensible lui permet de posséder une incroyable faculté, celle détecter toutes choses en mouvement un vrai radar sur pattes, à l'inverse la mise en évidence des différents reliefs de son environnement est très mauvais. C'est pourquoi il tombe ou trébuche plus facilement lorsqu'il est en hauteur ou sur un terrain accidenté.

De plus, le cochon d'inde discerner seulement trois couleurs primaire:

  1. le rouge
  2. le jaune
  3. le vert

Pour la protection de la cornée, les glandes lacrymales produisent des larmes blanchâtres. Ce liquide opaque et épais protège parfaitement les yeux de ce petit animal des agressions extérieures.

7) Le deuxième sens: l'ouïe du cochon d'inde 

Doté d'un large panel de variations vocales, le cobaye est l'un des animaux de compagnies les plus loquasses. De part ce fait, le cobaye a su développer une ouïe très sensible, bien nettement supérieure à l'Homme.
Pour comprendre nous allons comparer les fréquences audibles chez l'homme et le cobaye:

  • L'Homme peux entendre des variations sonores comprises entre 20 hertz à 20 000 hertz.
  • Le cobaye lui peut entendre des modulations sonores allant de 125 hz à 50000 Hz environ 

Le cochon d'inde a la capacité d'entendre un plus grand champ de sons aiguës que l'Homme. Dans la réalité des faits, ce petit rongeur réagit aux bruits avoisinant les 500 hz jusqu'à 8000 hz.  

8) Le troisième sens: L'odorat une arme défensive et de communication chez ce petit mammifère. 

Tout comme l'ouï et la vision, l'odorat joue un rôle important dans le cercle social des cochons d'Indes. Ce sens serait un indispensable pour le bon fonctionnement de cette communauté à l'état sauvage.

Car d'après quelques études menées par des scientifiques, ce petit animal de compagnie serait doté d'une capacité olfactive 100 fois supérieure à celle de l'Homme. Cependant il n'égale pas celui de nos compagnons canins qui reste l'un des meilleurs mammifères pisteurs. 

L'odorat sert bien évidemment à :

  1. Reconnaître ses congénères
  2. Leur sexe
  3. Le positionnement Hiérarchique
  4. Leur territoire.

Tout ceci est possible grâce à  l'odeur de leur urine, quasiment invisible pour l'homme. Donc leur odorat permet de sécuriser un lieu et de reconnaître les individus étrangers au groupe. 

9) Le quatrième sens: Le goût, zéro risque d'intoxication!

Dans la nature, nous pouvons trouver tout ce que nous voulons pour survivre, mère nature a bien fait les choses. Elle nous offre à nous Humain/Animaux de quoi boire et de quoi manger. Bien sûr que tout est comestible mais certains seulement une fois ! Comment faire pour différencier les aliments bons ou mauvais pour un cochon d'inde?

La chose est simple, contrairement aux Humains, qui eux le font par la connaissance et le transmission de ce savoir. Les animaux ont dans leurs gènes une connaissance Héréditaire. Donc le fait de savoir, si ce végétal ou baie et fruit/légume est comestible ou non, est un fait "innée" et non acquis au contraire des humains.

Bien sûr la connaissance héréditaire, ne fait pas tout, c'est pourquoi l'évolution a donné à ces petits animaux sauvages et de compagnies une grande capacité de détection des végétaux toxiques et comestibles.
Le cobaye possède un très grand nombre de papilles gustatives, ajouté à celui-ci l'odorat. Cela lui permet de différencier les odeurs et arômes. 

Bon à savoir: Ce petit rongeur choisit ses aliments avec précaution et soins. Et dès l'âge de 2 ans il sait ce qu'il préfère manger ou non! 

10) Le cinquième sens : Le toucher, les vibrisses un sonar nocturne!

Les vibrisses sont des poils situés à l’extrémité du museau de certains animaux souvent nocturnes.  Le plus souvent, nous appelons ça des "Moustaches".
Les moustaches du cobaye servent à géolocaliser les différents obstacles très utiles pour s'orienter la nuit et dans l'obscurité. 

Petit plus de connaissance: Chez certaines races comme le "REX" ou les "Texels", leurs moustaches (vibrisses), sont légèrement plus courtes et ondulées, ce qui réduit l’efficacité de la détection de son environnement en pleine nuit.